Quand j'étais une pitchounette de moins d'1m10, mes parents nous ont emmenées, ma soeur et moi, voir le spectacle "Émilie Jolie" au Cirque d'Hiver à Paris. C'était il y a maintenant un bon bout de temps, mais je crois que je dois toujours avoir le ticket d'entrée quelque part. J'ai adoré ce spectacle, on a même acheté le disque après - oui, le 33 Tours, en ces temps reculés, le CD n'existait pas.
Une phrase a marqué ma mémoire :
"Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve."

J'ai une imagination débordante : sous mon petit crâne, il se passe des centaines de choses, il m'arrive sans arrêt des aventures fanstastiques, re-mettant en scène avec des millions de couleurs les passages gris de ma vie. Dragons, chevaliers, sorciers, elfes, fées et loups-garous, ils vivent tous, là, bien au chaud dans un replis de mon cerveau. Parfois, je suis tellement absorbée par un de mes scénarii que je ne sais plus trop où je suis.... Où s'arrête le rêve, où commence la réalité ? Il faudrait que je fasse attention de ne pas me laisser trop emporter. D'être déconnectée.
Je m'en fiche, je ne suis jamais seule. J'emporte toujours tous mes rêves avec moi.