jeudi 6 février 2003
C'est grave, docteur ?::12:39
Je suis atteinte d'une maladie comportementale qui, si elle n'est pas si grave, est un peu gênante. J'ai l'angoissite aigüe. J'imagine toujours le pire. Toujours.
Je n'ai pas de nouvelles de quelqu'un ? Oh mon dieu, mais son armoire normande a du tomber sur son lit pendant la nuit !! Ou pire, cette personne s'est rendue compte à quel point j'étais stupide, et ne veut plus jamais entendre parler de moi.
Je n'ai pas de nouvelles de l'acceptation de mon article ? C'est clair, ils l'ont foutu à la poubelle sans le lire et se bidonnent en lisant mes mails angoissés.
Quelqu'un que j'attends est en retard ? Forcément, un vaisseau spatial a du tomber pile sur la voiture... Ou alors pire, cette personne a trouvé bien mieux à faire que de déjeuner avec moi.
Je me fais les pires films, j'imagine les pires scénarios. Je me mets dans des états d'angoisse impossibles, à tel point que je finis par souffrir de violents maux de ventre et de troubles respiratoires. Et je ne vous raconte pas ensuite la honte quand la personne que j'ai inondé de mails et de coups de fils désesperés ("Tu es moooooorte, je le sais bien, tu es moooooorte") m'apprend tout simplement qu'elle a fait un crochet par la banque et qu'il y avait la queue. Je suis grave.
Mais pourquoi est ce que je mets dans ces états là ? Je devrais pourtant savoir que le monde ne tourne pas autour de ma petite personne - même si j'apprécierai beaucoup, merci mon dieu de voir ce que vous pouvez faire - que le quotidien existe aussi pour les autres. Peut être qu'une des raisons de ces angoisses est mon manque de confiance en moi ?
Ou peut être je me dis qu'en imaginant toujours le pire, la réalité ne pourra être qu'une bonne surprise.
Je n'ai pas de nouvelles de quelqu'un ? Oh mon dieu, mais son armoire normande a du tomber sur son lit pendant la nuit !! Ou pire, cette personne s'est rendue compte à quel point j'étais stupide, et ne veut plus jamais entendre parler de moi.
Je n'ai pas de nouvelles de l'acceptation de mon article ? C'est clair, ils l'ont foutu à la poubelle sans le lire et se bidonnent en lisant mes mails angoissés.
Quelqu'un que j'attends est en retard ? Forcément, un vaisseau spatial a du tomber pile sur la voiture... Ou alors pire, cette personne a trouvé bien mieux à faire que de déjeuner avec moi.
Je me fais les pires films, j'imagine les pires scénarios. Je me mets dans des états d'angoisse impossibles, à tel point que je finis par souffrir de violents maux de ventre et de troubles respiratoires. Et je ne vous raconte pas ensuite la honte quand la personne que j'ai inondé de mails et de coups de fils désesperés ("Tu es moooooorte, je le sais bien, tu es moooooorte") m'apprend tout simplement qu'elle a fait un crochet par la banque et qu'il y avait la queue. Je suis grave.
Mais pourquoi est ce que je mets dans ces états là ? Je devrais pourtant savoir que le monde ne tourne pas autour de ma petite personne - même si j'apprécierai beaucoup, merci mon dieu de voir ce que vous pouvez faire - que le quotidien existe aussi pour les autres. Peut être qu'une des raisons de ces angoisses est mon manque de confiance en moi ?
Ou peut être je me dis qu'en imaginant toujours le pire, la réalité ne pourra être qu'une bonne surprise.