mercredi 12 février 2003
Cocotte minute::15:44
Ce matin, j'avais une réunion. Cette réunion officielle m'a légèrement mis les nerfs en pelotte ainsi que les diverses remarques - pas méchantes, non - qu'en a profité pour me glisser en passant mon directeur de thèse. Ensuite, je rentre chez moi, mon tout nouveau portable a été livré le matin même par UPS. Je devrais être aux anges, depuis le temps que je l'attends. Non, je ne peux pas m'empêcher de remarquer à quel point il est lourd, et le fait de ne pas pouvoir l'allumer me contrarie un peu plus. Pourquoi je ne l'allume pas ? Parce que malgré ma demande express, le constructeur de l'appareil a installé Windows XP dessus et comme je n'en veux pas, et que je voudrais me faire rembourser, il faut d'abord que j'appelle le service client pour discuter avec eux de la marche à suivre. Ensuite, je pars au labo parce que vu les remarques de mon directeur le matin même, j'ai intêret à montrer que je bosse. Ma soeur m'appelle, il faut que je passe chez elle lui déposer une paire de chaussettes noires et prendre ses clés - pour s'occuper des gerbilles pendant son absence. Je coince mon vélo dans l'ascenseur de ma soeur - cherchez pas - ce qui augmente d'un cran mon indice de contrariété. Je repars au labo, arrivée en bas, je réalise que j'ai oublié mes clés chez moi - sur la porte du garage à vélo, très précisemment. Je monte donc mon vélo sur les 4 étages - j'ai trop peur de me le faire voler. Evidemment, je me casse la gueule, je me fais un énorme bleu. Mon indice de contrariété entre dans le rouge... J'arrive enfin dans mon bureau, je me pose deux secondes, et mon directeur arrive. "Je ne t'ai pas attendue, hein", me lance-t-il la voix bourrée de reproche - ben ouais, chuis parano. Et là, boum, j'explose.
Je pleure de rage.
Oui, je sais, c'est ridicule.
Je pleure de rage.
Oui, je sais, c'est ridicule.