La fièvre teinte mon quotidien de couleurs inhabituelles.
J'ai la peau bien plus sensible que d'habitude. Je frissonne. J'ai conscience de chacune de mes respirations, de chacun de mes gestes. Le sang pulse à mes tempes enfièvrées.
Mes yeux voient mais ne regardent rien. Mes oreilles entendent mais n'écoutent rien.
Mon cerveau enregistre l'information mais se refuse à la traiter.
Tout est au ralenti.
Le monde continue à avancer à perdre haleine pendant que j'évolue lentement dans mon univers de coton.
Je suis complètement shootée par ma fièvre.
J'adore ça.