Demain, je vais avoir 27 ans. Demain, c'est mon anniversaire.
Je déteste prendre un an de plus, je déteste vieillir. Du coup, pour cette année, j'avais décidé d'anticiper le moment, et je répondais depuis plusieurs mois déjà, "27 ans", à la fameuse question. Résultat, demain, j'ai l'impression que je vais fêter mes 28 ans. Sigh.

Enfin, fêter, façon de parler...
Aussi loin que je me souvienne le 20 mai a toujours été le pretexte à faire la fête. Quand j'étais pitchoune, c'étaient mes parents qui organisaient des grandes réunions de bambins, avec jeux, surprises, déguisements, cadeaux, et évidemment l'énorme gateau au chocolat. Ensuite, en vieillissant, les goûters d'anniversaire se sont transformés en boums dans le garage, puis en soirées... La plus mémorable restant sûrement celle de mes 15 ans où mon père a fait irruption dans le dit garage en robe de chambre à peine refermée parce ma petite soeur, alors âgée de 12 ans et raide comme la justice, lui avait rapporté que les mecs cachaient de l'alcool derrière les tentes plantées dans le jardin.
Il n'y a pas une année sans un souvenir, une anecdote, une photo, même si je commence à parfois un peu les mélanger.
Mais demain, ça sera différent.
Demain, je ne ferai pas la fête.
Parfois, il faut savoir tourner la page.