lundi 26 mai 2003
For the better and for the worse::11:08
Le matin, quand je me réveille - ou je devrais plutôt dire, quand Kernel me réveille en s'asseyant sur mon visage et en me boxant la figure - j'expérimente ce que je ne sais comment appeler d'autre qu'un pur moment de félicité. Je suis dans mon lit, enroulée sous ma couette, avec un peu de chance, le soleil entre par le vélux et teinte d'or l'immonde moquette bleue. Je suis toute chose et chaude de mes très agréables rêves de la nuit - quand je cauchemarde, et ça m'arrive plus souvent qu'à mon tour, je suis même réveillée *avant* Kernel, et je prend alors un malin plaisir à lui boxer le museau.
Pendant ces quelques secondes où mon cerveau se remet lentement en marche, je suis bien. Je suis bien parce que je suis entièrement et totalement vierge de souvenirs, à part les légères bribes de mes rêves qui s'estompent. Je ne sais pas trop qui je suis, ni où je suis, ni quand je suis. Je suis, tout simplement.
Hélàs, ce pur moment de félicité est immédiatement suivi du pire moment de la journée, un moment d'angoisse, de panique et de stress intense.
Le moment où tous les souvenirs me reviennent en même temps en plein dans la tronche, avec la force et la violence d'un élastique qu'on aurait trop tendu.
Pendant ces quelques secondes où mon cerveau se remet lentement en marche, je suis bien. Je suis bien parce que je suis entièrement et totalement vierge de souvenirs, à part les légères bribes de mes rêves qui s'estompent. Je ne sais pas trop qui je suis, ni où je suis, ni quand je suis. Je suis, tout simplement.
Hélàs, ce pur moment de félicité est immédiatement suivi du pire moment de la journée, un moment d'angoisse, de panique et de stress intense.
Le moment où tous les souvenirs me reviennent en même temps en plein dans la tronche, avec la force et la violence d'un élastique qu'on aurait trop tendu.