Je dois bien le reconnaitre, j'arrive souvent tard au boulot le matin. Quand je dis tard, c'est par rapport aux autres, ils sont déjà tous là depuis une demie heure, voire trois quarts d'heure. Résultat, je me tape la tournée de bisous et de poignées de main - et même dans un petit labo, c'est long - et je loupe le café du matin.
Le café du matin.
En plus de m'être vital puisqu'il me donne la force nécessaire de me trainer jusqu'à mon bureau pour allumer mon portable, il est très souvent aggrémenté de surprises très agréables comme des pains aux chocolat tout frais, des gâteaux ou des croissants.
Et surtout, surtout, c'est à ce moment là que sont échangées les informations importantes.
Du genre, grosse coupure de courant dans l'après midi, visite des huiles de la Faculté, présentation surprise de mes travaux devant des industriels en vadrouille...
Informations que je n'apprends généralement que cinq minutes avant l'heure, la bouche ouverte, le coeur palpitant d'angoisse et les paupières en mode guirlande clignotante de sapin de Noël.
Puisque je le loupe tous les jours, ce putain de bien trop tôt de café du matin.
Et je ne me ramasse que les miettes.