"Ici, vot' commandant d'bord qui vous parle. Merci de ne surtout pas quitter vos sièges pask'on est dans une zone de turbulences, et ça secoue pas mal."
C'est la 3ème fois qu'il le dit, et vu qu'effectivement, ça secoue pas mal depuis déjà une bonne demie heure, son accent québécois ne me fait même plus sourire. Je suis trop occupée à chercher un 4ème sac à vomi. Pourquoi ces machins sont toujours aussi petits, bordel ? Je regarde les ailes de l'avion qui passent et qui repassent de bas en haut devant les hublots, je me dis que c'est la première fois que je suis contente d'avoir une ceinture de sécurité dans un avion.

Quelques heures plus tard, aéroport de Dorval, il faut 24 dollars pour se rendre à Montréal et je n'en ai que 20. Et évidemment, les distributeurs automatiques n'en ont rien à battre de ma petite carte Visa.

Quelques heures plus tard, dans l'appartement chauffé à mort pour compenser la température extérieure, mon nez décongèle et la bloggueuse en moi découvre avec angoisse les claviers Qwerty québécois. C'est à ce moment là que le colocataire de mon hôte me sert un petit verre de Pinot noir. Il est sommelier, le colocataire. Y a des bouteilles de vin partout dans l'appart...
- "Bon, allez, v'nez, on va se faire une poutine pour se r'mettre de vos émotions."