dimanche 11 janvier 2004
Panari Story - Episode XVII::18:02
Allez-retour aux Urgences.
L'infirmier en charge de mes pansements a insisté pour que j'y aille dès aujourd'hui, sans attendre le rendez-vous de demain avec le chirurgien qui m'a opéré. Alors que je le taquinais sur tant d'affolement pour un si petit bobo, il a utilisé des gros mots comme nécrose et septicémie.
Ca m'a calmée net.
Car c'est quand même vrai que plus les jours passent et plus mon doigt est moche.
Mais vraiment, vraiment moche.
Une fois aux urgences, je montre mon doigt et on confirme les inquiétudes de mon infirmier. On m'installe dans une chambre, et on me dit d'attendre le chirurgien.
Soudain, les urgences, plutôt calmes, s'embrasent.
Quelques minutes plus tard, un interne de garde désolé revient me faire un pansement - avec du matériel de fortune - et me renvoie chez moi. Ils sont débordés, ils ne pourront pas s'occuper de mon doigt avant le lendemain. Autant que je me rende directement à mon rendez vous chez le chirurgien.
Je comprends, je me rhabille et je prends mes papiers de sortie.
Je traverse une salle d'attente bondée de blessés et de malades. Certains saignent, d'autres boitent. Certains sont patients et compréhensifs, d'autres inquiets, furieux et aggressifs. Une infirmière tente de calmer ceux qui ne sont pas prioritaires.
Je boutonne mon manteau et je sors. Pour travailler aux urgences de nos jours, il faut vraiment avoir la foi.
L'infirmier en charge de mes pansements a insisté pour que j'y aille dès aujourd'hui, sans attendre le rendez-vous de demain avec le chirurgien qui m'a opéré. Alors que je le taquinais sur tant d'affolement pour un si petit bobo, il a utilisé des gros mots comme nécrose et septicémie.
Ca m'a calmée net.
Car c'est quand même vrai que plus les jours passent et plus mon doigt est moche.
Mais vraiment, vraiment moche.
Une fois aux urgences, je montre mon doigt et on confirme les inquiétudes de mon infirmier. On m'installe dans une chambre, et on me dit d'attendre le chirurgien.
Soudain, les urgences, plutôt calmes, s'embrasent.
Quelques minutes plus tard, un interne de garde désolé revient me faire un pansement - avec du matériel de fortune - et me renvoie chez moi. Ils sont débordés, ils ne pourront pas s'occuper de mon doigt avant le lendemain. Autant que je me rende directement à mon rendez vous chez le chirurgien.
Je comprends, je me rhabille et je prends mes papiers de sortie.
Je traverse une salle d'attente bondée de blessés et de malades. Certains saignent, d'autres boitent. Certains sont patients et compréhensifs, d'autres inquiets, furieux et aggressifs. Une infirmière tente de calmer ceux qui ne sont pas prioritaires.
Je boutonne mon manteau et je sors. Pour travailler aux urgences de nos jours, il faut vraiment avoir la foi.