Sur mon bureau, sur ma chaise, sur mon étagère, par terre.
Elles s'étalent, elles envahissent tout.
Des dizaines et des dizaines et des dizaines de feuilles de papier.
Sur chacune de ces feuilles, la vie d'un inconnu anonyme.
Une femme, un homme, un enfant parfois.
Des jeunes, des moins jeunes, des très jeunes aussi.
Ces feuilles racontent leurs vies, et j'imagine leurs bonheurs, leurs malheurs.
Et puis l'horreur, cette chose qui pousse dans leur esprit, et qui trop souvent, met un terme à tout.
Je voudrais pleurer pour eux, et je n'arrive à pleurer que pour moi.