Bon, écoute, mon Dieu, t'as deux minutes, là ?
Ouais, je te tutoie, je sais, c'est malpoli, mais bon, je crois pas en toi, donc, hein.
Mmmm ?
Pourquoi que je te cause si je crois pas en toi ?
Bonne question.
Trèèèèès bonne question, même.
On va dire qu'on s'en fout, d'accord ?
Et que tu vas m'écouter quand même, parce que t'es poli, toi, et pis t'es sympa, Dieu, toussa, omniprésent, omnipotent, et tout le tralala.
Donc, voilà, je vais pas tarder à aller me coucher, et ce qui s'rait super cool, ce s'rait que tu interviennes pour que je refasse le rêve, là. Tu sais, le rêve. Oui, celui là, voilà.
Et qu'ensuite, tu te démerdes pour que je me réveille jamais.
J'en sais rien, moi, comment, tu te démerdes. T'es Dieu après tout.
Comme ça, je rêve ce rêve à l'infini.
Et promis, après, je t'embête plus jamais.