En fait, dans la journée, un chat, bin, ça s'emmerde.
J'ai réalisé ça tout à l'heure, et ça m'a fait comme un choc, genre un mythe qui s'effondre. Tous les matins, quand je partais au boulot, et que je les voyais, avanchis sur le canapé, pas vraiment réveillés, j'avais trop envie d'être à leur place.
Mais maintenant que je ne pars plus au boulot, je me rends bien compte. Le moment le plus intense de leur journée, c'est à 8h16, l'heure des croquettes.
Ensuite, ils s'emmerdent. Grave.
Ils regardent vaguement les oiseaux derrière la porte-fenêtre, se courent l'un après l'autre histoire de, grimpent sur les murs pour passer le temps. Enfin, c'est ce qu'ils feraient, j'imagine, si je n'étais pas là.
Vu que je suis là, ils préfèrent me suivre partout, en miaulant, et en me fixant. Ils me regardent, droit dans les yeux, et ils miaulent. "On s'emmerde, meooOow, meOoow, fait quelque chose, meOoow, meOoow, cours partout avec une ficelle et un bouchon de bouteille, meOoow, meOooow, gratouille nous pendant des heures, meOOoow, meOOoow."
C'est vachement persuasif, un chat. Alors, deux, je vous dis pas. Méthode France Info, ils vont m'avoir à l'usure, je vais me lasser avant eux, c'est sûr. Manquerait plus que l'un des deux vienne s'installer sur mon clavier, je ne pourrais même plus bossqkauzyrdvbvejk,hqsqjJ