quand je m'endors dans le train au lieu de bosser, quand le vent du métro m'ébouriffe les cheveux en même temps que Tori Amos les oreilles, quand Snorky fait la cuisine rien que pour me faire plaisir, quand je m'endors devant Godzilla, quand le soleil est partout sur les murs et la Seine, quand je trouve la salle du séminaire en ne me perdant presque pas, quand j'écoute, comprends et trouve passionnant un exposé sur trois, quand je fais deux distributeurs avant de réaliser qu'ici, les plus petites coupures, c'est 50 euros, quand je commate à midi sous le ciel tout bleu au milieu des étudiants en médecine, quand j'assiste à une querelle virulente et énergique sur l'évaluation sémantique et syntaxique d'une définition, quand le séminaire finit de très bonne heure, quand je me fais trop draguer dans le métro par un bogosse qui sent bon, quand je choppe un train au dernier moment, quand je traverse les wagons des premières classes, quand mon wagon à moi sent la vinasse, et quand je m'endors sur mes papiers au lieu de bosser, et que je me réveille en sursaut pile pour mon arrêt.