Aujourd'hui, il fait super beau. Les chats dorment lovés sur la terrasse au soleil, la chatoune chocolat sur la table, le boulet blanc sous la table, chacun à sa place, c'est logique. Du coup, ça me fait des vacances, parce que la nouvelle technique du boulet blanc en ce moment pour protester contre son incarcération forcée entre les murs de l'appartement, c'est miauler comme un malade toute la journée, jusqu'à ce que ça m'agace à tel point que soit je lui balance un coup de pied sournois en évitant ses griffes - temps de silence gagné : entre deux et cinq minutes - soit je l'occupe avec une noisette ou une amande - temps de silence gagné : jusqu'à ce qu'il la balance sous un meuble. Vous me direz, si c'est un tel boulet, pourquoi ne pas le laisser sortir ? Après tout, les chats sont fait pour gambader dans la verte nature après les petits oiseaux, et pas pour rester enfermés. Ce à quoi je répondrai que d'abord, je fais ce que je veux, qu'ensuite, j'ai promis à la dame de l'association où je l'ai adopté qu'il ne sortirai jamais - les chats blancs, c'est trop fragile apparemment - et que du coup, il a pas les vaccins pour, et ensuite et surtout parce que c'est un boulet. Je suis convaincue que si je le laisse sortir, dans les dix minutes, il est soit mort sous une voiture, soit encore coincé en haut d'un arbre, soit noyé dans la rivière, soit perdu à 10 km de l'appart. Déjà, hier, je l'ai rattrapé in extremis - alors qu'il s'était sauvé je ne sais pas trop comment par le velux de la salle de bains - en utilisant la bonne vieille ruse bien fourbe du secouage du sac de croquettes. C'est un boulet, mais je veux pas le perdre, même s'il me fout des poils partout, parce que c'est le seul qui me fait des câlins - la chatoune n'aime que mon homme et ses croquettes, pas forcément dans cet ordre là.