Certaines phrases ont le pouvoir de vous marquer et de vous changer à tout jamais.
Un jour, il y a bien longtemps, ma gynéco m'avait gentiment expliqué que jeans et autres pantalons moulants me faisaient peut-être un cul d'enfer, mais que ce n'était pas très sain d'être tout le temps serrée. Elle m'avait alors conseillée de me changer, quand je rentrais chez moi, de me mettre à l'aise.
C'est maintenant devenu un comportement compulsif. Je rentre chez moi, hop, je me change. J'enfile un caleçon en coton long, informe et confortable, celui avec des papillons, ou celui avec des zèbres, un bon gros vieux pull moche, et mes chaussons-chaussettes. En plus, j'évite ainsi de nombreuses enguelades avec les chats en protègeant mes pantalons et pulls préférés de leurs griffes et poils.
Bon, d'accord, ça ne me donne pas une allure ultra-glamour, mais l'amour est aveugle, nan ?
Je dois reconnaitre que quand ça sonne à la porte, je prie pour que ça ne soit pas un admirateur secret - parce qu'il risque d'avoir un sacré choc. Mais c'est toujours le facteur, ou mon petit frère.
- "Putain, mais t'es encore en pyjama à cette heure ?"
- "Ta gueule, c'est pas un pyjama."

En fait, l'inconvénient majeur de ce système, c'est quand on passe la journée chez soi. A force de ne mettre que des caleçons en matière extensible, on croit qu'il y a encore de la place pour un autre paquet de Petits Ecoliers. Une autre tranche de saucisson. Un autre paquet de chips. Une autre bière.
Et quand on veut remettre un pantalon normal pour sortir un peu...
Aïe, aïe, aïe.