Les parisiens sont des fous du volants.
La règle là bas, c'est ne fait pas attention aux autres, les autres feront attention pour toi, sinon tant pis pour leur gueule et leur aile avant gauche.
Et non, je ne dis pas ça parce que je suis traumatisée par l'agression verbale et le concert de klaxons que j'ai vécu lors de la première et dernière fois de ma vie où j'ai mis mes roues dans les rues parisiennes.
Les parisiens sont des fous du volants, et c'est contagieux. Dès notre entrée dans Paris, mon patron, un homme courtois, posé, raisonnable et attentif s'est transformé en monstre, la bave aux lèvres, le regard fou, le coup de volant épiléptique et la bordée d'injure en mode automatique.
Et moi, cramponnée à la portière, j'oscillais entre terreur et fou rire hystérique.