mardi 7 septembre 2004
Petit conte moderne::14:54
Visualisez... une route. Une grande route droite, sous un grand soleil et un magnifique ciel bleu. Une grande route droite heureusement peu fréquentée - ce qui à cette heure de la journée tient beaucoup du miracle. Sur cette grande route droite, représentez vous un petit scooter. Un petit scooter gris râpé de rose sur les côtés. Heureusement pour la conductrice du scooter que la route est peu fréquentée, car le scooter zigzague. Le scooter zigzague beaucoup, même, et de façon erratique. Le petit scooter gris râpé de rose zigzague ainsi car la conductrice en question ne le conduit que d'une main. Et c'est pas évident. Elle ne le conduit que d'une main car de l'autre elle maintient sa PUTAIN DE JUPE À LA CON qu'elle a eu la bonne idée de mettre aujourd'hui alors qu'il y un vent de force douze - au moins.
Maintenant, revenons si vous le voulez bien aux circonstances malheureuses qui ont amenées la conductrice du scooter gris râpé de rose à se retrouver à zigzaguer sur cette route heureusement peu fréquentée. Il faut savoir que la conductrice en question hait les jupes. Mais vraiment. Non seulement, elle trouve que ses jambes sont immondes - et le principe d'une jupe, c'est de montrer les jambes, CQFD - mais elle se sent vraiment trop vulnérable et inconfortable en jupe - il semblerait que les poulpes tigrés aient une incompatibilité génétique avec les jupes, une question de position et de longueur des bras et des jambes.
Pourtant, la conductrice en question a une jupe - courte - dans son placard, c'est la circonstance malheureuse numéro un. La conductrice l'a acheté dans un moment de faiblesse, fortement influencée par une amie qui la trouvait top canon dedans - la conductrice est très influençable - même si elle savait pertinemment qu'elle ne la mettrait jamais, cette putain de jupe bien trop courte.
Et pourtant, en écumant son placard ce matin à la recherche d'un pantalon noir propre, la conductrice est tombée sur la susdite jupe et a été prise à la fois par le remords d'avoir dépensé 55 euros pour un bout de tissu inutile et l'envie de faire plaisir à sa mère avec qui elle allait manger le midi même - "T'es vraiment pas féminine, hein, pourquoi tu te mets pas un peu en jupe ?". La conductrice adore faire plaisir à sa mère, c'est la circonstance malheureuse numéro deux.
Afin d'éviter un trottoir mal placé, la conductrice se voit obligée de lâcher sa PUTAIN DE JUPE. Le vent malicieux lui remonte alors celle-ci par en dessous, devant les yeux amusés d'une foule de piétons apparus comme de par hasard.
La conductrice, rose et humiliée, jure un peu tard qu'on ne l'y reprendra plus.
Maintenant, revenons si vous le voulez bien aux circonstances malheureuses qui ont amenées la conductrice du scooter gris râpé de rose à se retrouver à zigzaguer sur cette route heureusement peu fréquentée. Il faut savoir que la conductrice en question hait les jupes. Mais vraiment. Non seulement, elle trouve que ses jambes sont immondes - et le principe d'une jupe, c'est de montrer les jambes, CQFD - mais elle se sent vraiment trop vulnérable et inconfortable en jupe - il semblerait que les poulpes tigrés aient une incompatibilité génétique avec les jupes, une question de position et de longueur des bras et des jambes.
Pourtant, la conductrice en question a une jupe - courte - dans son placard, c'est la circonstance malheureuse numéro un. La conductrice l'a acheté dans un moment de faiblesse, fortement influencée par une amie qui la trouvait top canon dedans - la conductrice est très influençable - même si elle savait pertinemment qu'elle ne la mettrait jamais, cette putain de jupe bien trop courte.
Et pourtant, en écumant son placard ce matin à la recherche d'un pantalon noir propre, la conductrice est tombée sur la susdite jupe et a été prise à la fois par le remords d'avoir dépensé 55 euros pour un bout de tissu inutile et l'envie de faire plaisir à sa mère avec qui elle allait manger le midi même - "T'es vraiment pas féminine, hein, pourquoi tu te mets pas un peu en jupe ?". La conductrice adore faire plaisir à sa mère, c'est la circonstance malheureuse numéro deux.
Afin d'éviter un trottoir mal placé, la conductrice se voit obligée de lâcher sa PUTAIN DE JUPE. Le vent malicieux lui remonte alors celle-ci par en dessous, devant les yeux amusés d'une foule de piétons apparus comme de par hasard.
La conductrice, rose et humiliée, jure un peu tard qu'on ne l'y reprendra plus.