jeudi 16 septembre 2004
Indice de rétro-honte : MAXIMAL !::13:07
J'avais pas deux ans, je me collais sur les baffles pour écouter Riders On The Storm. J'ai grandi en baignant dans la musique de mes parents, et naturellement chez nous, on chantait.
Beaucoup. Tout le temps.
Je connais un nombre assez impressionnant de chansons entièrement par coeur, et celles que je ne connais pas, je les apprends assez vite - ne me demandez pas si ça prend de la place dans ma cervelle de tigrée, oui, ça en prend, ça explique sûrement certaines difficultés à y faire entrer des trucs moins fnu comme la représentation de connaissances avec la logique des prédicats de premier ordre.
Ma mère adorait m'entendre chanter, et me poussait toujours à le faire, enchantée, souriante. Mon nounours de père me reprenait gentiment sur la prononciation mes "th" et m'expliquait comment positionner ma langue correctement. Je suis donc arrivée jusqu'à un certain âge persuadée que quand je chantais, je faisais plaisir aux gens qui m'entouraient, et je ne m'en privais pas.
Tout ceci pour vous expliquer que rien ne m'avait préparée au drame que je vais vous conter...
C'était une soirée entre amis qui se terminait, après une bonne bouffe et de bonnes bouteilles. Il faisait froid dehors, mais l'amitié et les radiateurs nous réchauffait. Notre hôte, musicien confirmé et mélomane averti, a sorti sa guitare et nous nous sommes naturellement mis à pousser la chansonnette. Après deux ou trois morceaux, nous voilà en train de chanter en coeur Wish You Were Here. J'adore cette chanson, j'adore mes amis, j'adore chanter, je suis bien.
Soudain, l'hôte qui me regardait bizarrement depuis qu'on avait commencé à chanter, interrompt la chanson.
- Saki, on t'a déjà dit que tu chantais bien ?
- Euh, noon...
- Ça ne m'étonne pas. Tu veux bien arrêter s'il te plait ?
Inutile de vous dire que ce fut pire qu'une baffe. Une fois l'information digérée, j'ai mené ma petite enquête. Non, il ne s'agissait pas d'un cas isolé, TOUTES mes connaissances me l'ont confirmé, je chante mal, je chante faux, c'est insuportable mais j'y prends apparement un tel plaisir que personne n'avait jamais osé me le dire. Depuis lors, je ne chante plus en public, je ne peux pas, je suis bloquée. Je chante sous ma douche, seule, ou sur mon scooter, quand mon moteur couvre ma voix - mais j'avale beaucoup de mouches, c'est pas pratique.
Et pour ceux qui ne me croient pas, je chante mal et je le prouve.
Beaucoup. Tout le temps.
Je connais un nombre assez impressionnant de chansons entièrement par coeur, et celles que je ne connais pas, je les apprends assez vite - ne me demandez pas si ça prend de la place dans ma cervelle de tigrée, oui, ça en prend, ça explique sûrement certaines difficultés à y faire entrer des trucs moins fnu comme la représentation de connaissances avec la logique des prédicats de premier ordre.
Ma mère adorait m'entendre chanter, et me poussait toujours à le faire, enchantée, souriante. Mon nounours de père me reprenait gentiment sur la prononciation mes "th" et m'expliquait comment positionner ma langue correctement. Je suis donc arrivée jusqu'à un certain âge persuadée que quand je chantais, je faisais plaisir aux gens qui m'entouraient, et je ne m'en privais pas.
Tout ceci pour vous expliquer que rien ne m'avait préparée au drame que je vais vous conter...
C'était une soirée entre amis qui se terminait, après une bonne bouffe et de bonnes bouteilles. Il faisait froid dehors, mais l'amitié et les radiateurs nous réchauffait. Notre hôte, musicien confirmé et mélomane averti, a sorti sa guitare et nous nous sommes naturellement mis à pousser la chansonnette. Après deux ou trois morceaux, nous voilà en train de chanter en coeur Wish You Were Here. J'adore cette chanson, j'adore mes amis, j'adore chanter, je suis bien.
Soudain, l'hôte qui me regardait bizarrement depuis qu'on avait commencé à chanter, interrompt la chanson.
- Saki, on t'a déjà dit que tu chantais bien ?
- Euh, noon...
- Ça ne m'étonne pas. Tu veux bien arrêter s'il te plait ?
Inutile de vous dire que ce fut pire qu'une baffe. Une fois l'information digérée, j'ai mené ma petite enquête. Non, il ne s'agissait pas d'un cas isolé, TOUTES mes connaissances me l'ont confirmé, je chante mal, je chante faux, c'est insuportable mais j'y prends apparement un tel plaisir que personne n'avait jamais osé me le dire. Depuis lors, je ne chante plus en public, je ne peux pas, je suis bloquée. Je chante sous ma douche, seule, ou sur mon scooter, quand mon moteur couvre ma voix - mais j'avale beaucoup de mouches, c'est pas pratique.
Et pour ceux qui ne me croient pas, je chante mal et je le prouve.