J'ai donc envoyé mon manuscrit troué à mes responsables vendredi soir.
Après j'ai fait la fête tout le week-end pour arroser ça. Nan, c'est pas vrai mais j'aurai bien aimé, hein.
En vrai, je suis restée prostrée devant mon ordi à essayer de trouver la force de boucher les trous, tout en me tordant les doigts d'angoisse que mon téléphone sonne avec mes responsables à l'autre bout qui me diraient "Hahahaha, Saki, super drôle ta blague, on a bien ri, envoie nous le vrai manuscrit maintenant".
Et ce matin, alors que j'ouvre pour la énième fois le fichier chapitre3.tex pendant que mes deux comprimés de Guronsan finissent de vibrer dans le fond de mon verre, j'ai la désagréable impression de m'être une fois de plus réveillée à Punxsatawney.