jeudi 14 octobre 2004
La survie de la galaxie, c'est pas prouvé (mais on sait jamais hein)::13:37
J'me suis levée de bonne heure ce matin - plus tôt que d'habitude quoi - parce que j'avais rendez-vous avec mon neurochirurgien préféré pour qu'on discute du manuscrit presque complet - oui, y a ENCORE des trous je fais de mon mieux mais c'est hallucinant comment le temps diminue plus vite que le nombre de trous bouchés augmentent... Je sens que d'ici à mercredi ce théorème va poser problème...
Bref.
Quand on sait que mes délires de chercheuse causent essentiellement de neurochir', qu'un de mes rapporteurs est neurochirurgien et que je ne suis pas moi même quoique ce soit de neurotruc, j'ai grand intérêt à blinder et valider ce que je peux raconter, histoire de pas sortir une connerie grosse comme un paquet de Twix King Size.
Du coup, histoire d'être de bonne heure et de bonne humeur au rendez-vous, entre la douche, le petit déj' et le choix d'une tenue vestimentaire appropriée - oui, je sors pas beaucoup de chez moi en ce moment alors du coup choisir des fringues pour le dehors ça me prend encore plus de temps que d'habitude - j'ai pas eu le temps de booter mon ordinateur.
La réunion à l'hôpital s'est bien passée, en dehors du fait qu'il a surtout corrigé la forme sans vraiment répondre à mes questions existentielles de fond - du genre, putain, mais ça sert à quelque chose, hein, ce que j'ai fait là ? Sérieux ? Ça sert, dis ? - et après un petit crochet au labo pour faire signer les papiers officiels à mon directeur - qui avait l'air drôlement fatigué, si c'est pas la preuve que la recherche nuit gravement à la sante, hein - je suis de retour chez moi, bien décidée à... euh.. ah oui, bien décidée à bosser.
Je m'assoie devant mon ordi et je boote. Je délace ma Doc droite - 18 trous, ça prend du temps - je la vire, je vire ma chaussette, l'écran de log' apparait, je tape, je délace ma Doc gauche - 18 trous aussi, et oui - je la vire, je vire mon autre chaussette, je vire mon pantalon, je me lève pour aller dans la salle de bains et enfiler mon uniforme informe pour rédiger même que j'ai pas honte d'être habillée comme ça quand j'ouvre à mon facteur - enfin, presque pas.
Je reviens dans le bureau, et je regarde mon écran. Un toast est sorti du grille-pain, ça veut dire que j'ai des mails, chouette. Je les récupère en faisant une petite prière pour que ça ne soit pas que du spam, et je commence à farfouiller dans mes papiers et chercher mes lunettes. Je regarde à nouveau mon écran, et là suprise.
Limite, j'en tombe de ma chaise.
Plein de vrais mails de vrais gens.
Des mails d'encouragement.
Je devine rapidement qui est à l'origine de cette chaine d'un nouveau genre, je lis les mails un par un et je souris. C'est gentil, c'est drôle et putain, c'est agréable de se sentir autant encouragée. Du coup, j'ai pas d'autre choix que de m'y mettre...
Mais dans deux minutes, hein, promis.
Parce que là, j'ai trop envie d'un énorme sandwich au thon.
Bref.
Quand on sait que mes délires de chercheuse causent essentiellement de neurochir', qu'un de mes rapporteurs est neurochirurgien et que je ne suis pas moi même quoique ce soit de neurotruc, j'ai grand intérêt à blinder et valider ce que je peux raconter, histoire de pas sortir une connerie grosse comme un paquet de Twix King Size.
Du coup, histoire d'être de bonne heure et de bonne humeur au rendez-vous, entre la douche, le petit déj' et le choix d'une tenue vestimentaire appropriée - oui, je sors pas beaucoup de chez moi en ce moment alors du coup choisir des fringues pour le dehors ça me prend encore plus de temps que d'habitude - j'ai pas eu le temps de booter mon ordinateur.
La réunion à l'hôpital s'est bien passée, en dehors du fait qu'il a surtout corrigé la forme sans vraiment répondre à mes questions existentielles de fond - du genre, putain, mais ça sert à quelque chose, hein, ce que j'ai fait là ? Sérieux ? Ça sert, dis ? - et après un petit crochet au labo pour faire signer les papiers officiels à mon directeur - qui avait l'air drôlement fatigué, si c'est pas la preuve que la recherche nuit gravement à la sante, hein - je suis de retour chez moi, bien décidée à... euh.. ah oui, bien décidée à bosser.
Je m'assoie devant mon ordi et je boote. Je délace ma Doc droite - 18 trous, ça prend du temps - je la vire, je vire ma chaussette, l'écran de log' apparait, je tape, je délace ma Doc gauche - 18 trous aussi, et oui - je la vire, je vire mon autre chaussette, je vire mon pantalon, je me lève pour aller dans la salle de bains et enfiler mon uniforme informe pour rédiger même que j'ai pas honte d'être habillée comme ça quand j'ouvre à mon facteur - enfin, presque pas.
Je reviens dans le bureau, et je regarde mon écran. Un toast est sorti du grille-pain, ça veut dire que j'ai des mails, chouette. Je les récupère en faisant une petite prière pour que ça ne soit pas que du spam, et je commence à farfouiller dans mes papiers et chercher mes lunettes. Je regarde à nouveau mon écran, et là suprise.
Limite, j'en tombe de ma chaise.
Plein de vrais mails de vrais gens.
Des mails d'encouragement.
Je devine rapidement qui est à l'origine de cette chaine d'un nouveau genre, je lis les mails un par un et je souris. C'est gentil, c'est drôle et putain, c'est agréable de se sentir autant encouragée. Du coup, j'ai pas d'autre choix que de m'y mettre...
Mais dans deux minutes, hein, promis.
Parce que là, j'ai trop envie d'un énorme sandwich au thon.