On dit souvent que ça va sans dire, mais parfois ça va mieux en le disant. Ce dicton à la con me sert de phrase d'introduction parfaite à ce post qui va sûrement sembler digne d'un épisode de Dawson ou pire qu'une remise des Oscars à certains d'entre vous. Bref, sortez vos mouchoirs.

Oui, parce que maintenant que j'ai réussi à terminer ce putain de manuscrit tout pourri, et que je n'ai plus qu'à dormir - enfin, dès que mon réveil interne arrêtera de me réveiller aux aurores par bête habitude - et à me tourner les pouces jusqu'à la soutenance - ha ouais, merde, y a la soutenance à préparer, bon bref on verra demain - je peux enfin prendre le temps de vous dire merci.

Merci, vous, tous les gens là qui me lisez, ceux qui me connaissent en vrai comme ceux qui ne m'ont jamais vue. Merci pour vos mails, un véritable marathon du soutien, mails qui ont très souvent réussi à m'arracher des sourires voire des fous rires alors que j'étais en mode Grumly-Xtrem. J'ai reçu tellement de mails que je ne vais pas pouvoir répondre à tout le monde, c'est la première fois que ça arrive bordel.
Merci aussi pour les coups de fils et tous ces forfaits que vous avez cramé juste pour m'entendre pleurer et renifler dans le combiné, pour m'entendre gémir que j'allais paaaaaaaaaaaas y arriver, merci de m'avoir secouée, enguelée, surveillée, kickée, forcée à combattre ma flemme et ma procrastination, toutes deux profondément encodées dans mes gênes.
Merci pour les sms, les chocolats, les massages, les lettres et les petits cadeaux. Merci pour votre patience sans faille, merci de votre interêt sincère - ou très bien imité - dans ce truc à la con qui me dévorait toute entière, merci pour votre capacité extraordinaire à me remonter le moral,  encore et encore et le jour d'après aussi, merci pour votre foi en moi, merci de n'avoir jamais douté que j'allais y arriver, même quand moi j'avais baissé les bras.
Peut-être que j'y serais arrivée sans vous.
Ou peut-être pas.