La fin de cette intense période rédactionnelle a sonné aussi pour moi le douloureux retour à la réalité. Autrement dit, les courses ne se font plus toutes seules, le lave-vaisselle ne se vide plus comme par magie, la bouffe n'apparaît plus miraculeusement sur la table et la litière des chats ne s'auto-nettoie plus.
Passé le premier moment de découragement, et les remarques habituelles à la "vivement que je sois riche qu'un bel homme musclé vienne faire le ménage chez moi de préférence nu sous son tablier", j'ai bien été obligée de reconnaitre que maintenant que je suis une chomeuse en instance de soutenance et pas une chomeuse qui rédige, j'ai le temps de gérer les petits tracas du quotidien.
J'ai donc joyeusement débarassé le lave-vaisselle et soigneusement nettoyé la litière des chats. Avant d'entamer la suite des festivités par la préparation du repas du soir, je me suis posée deux minutes devant mon ordi. Au bout d'une demi-heure, je réalise que les chats miaulent quand même pas mal et que ce n'est pas normal. Je retourne dans la cuisine, et je les trouve tous les deux assis devant la litière. Ils me fixent. Ils miaulent. Bin quoi ? Elles sont propres vos chiottes, allez y. Ils regardent la litière, me regardent et miaulent à nouveau.
Je regarde la litière à mon tour.
Oh.
Je l'ai rangée dans le mauvais sens, la porte d'entrée collée au mur.
Bon, ce soir, je commande une pizza.