Après la fin de ma formation aux premiers secours - maintenant je peux sauver plein de gens, j'ai bien fait attention dans le métro mais personne n'a eu d'hémorragie ni de détresse respiratoire, dommage - je suis passée au labo discuter de mon avenir professionnel, de ma thèse, de ma soutenance, de la vie, de l'univers et du reste, avec mon responsable de thèse.
Depuis quelques mois, mes visites au labo sont toujours vaguement teintées de nostalgie... J'ai passé un nombre d'heures incalculables à trainer mes Docs sur la vieille moquette moche et à soupirer entre les murs couleur beurk. La seule trace de mon passage ce sont des bédés de Calvin et Hobbes collées un peu partout et Titi, la secrétaire, qui m'ébouriffe doucement les cheveux en me disant que je lui manque drôlement. J'en ai profité pour vider mes tiroirs afin de faire de la place pour Prune, et j'ai récupéré avec un petit serrement de gorge tout un tas de merdouilles diverses et barriolées.
Cinq ans de ma vie dans un petit tiroir...
Je déteste que le temps passe.