lundi 29 novembre 2004
La Tête Dure::00:38
Je m'assois devant l'aquarium de la gerbille, et je soulève le couvercle. Vivement que ma soeur la récupère, j'en peux plus de cette bestiole... Elle va finir par se faire boulotter par un chat, et ça va encore être un drame. Je lui nettoie sa gamelle à flotte, je lui en remets de la propre. Je fouine un peu dans sa cage pendant qu'elle court paniquée dans tous les sens pour éviter mes doigts. Je lui donne à bouffer, et je lui rajoute quelques graines de tournesol en friandise, qu'elle s'empresse de grignoter debout en frémissant des moustaches.
Je repose le couvercle et je me déplie pour me relever, d'un coup sec. Le haut de mon crâne entre en contact violent et brutal avec l'arrête que forme le mur au niveau du vélux. J'ai très mal, ma machoire claque, ma colonne vertébrale encaisse le coup, je dérape en arrière et je m'étale de tout mon long sur le dos. Je n'y vois plus très clair, je commence à pleurer tout doucement, j'ai vraiment trop mal, je passe ma main sur mon crâne, persuadée que je vais y trouver du sang, des bouts d'os et de la matière cérébrale, mais non, mes doigts ne font que palper des cheveux emmélés et devinent déjà la grosse bosse qui se forme.
Je n'arrive pas à me relever, je pleure encore, j'ai mal, je ne veux pas mourir toute seule, je veux un câlin avant, j'appelle, une fois, deux fois, je suis dans la salle de bains, la porte est fermée pour protéger la gerbille des chats, et dans le salon, Syd Matters chante fort, on finit par m'entendre, on me retrouve, on s'inquiète, qu'est ce qui t'es arrivé encore ? Une grande main se pose sur mon front, sur mes joues, un petit bisou, ça va mieux ? Mais qu'est ce que t'es gourde putain, on me relève doucement, je me retiens de shooter dans l'aquarium de la gerbille pour lui apprendre, je sors de la salle de bains en reniflant très fort, je me sens conne d'avoir autant pleuré mais putain, qu'est ce que j'ai eu mal, j'ai vraiment cru que je m'étais fendue la tête en deux, j'ai vaguement la nausée, mais non, je ne veux pas d'aspirine, ça va aller, je renifle encore une ou deux fois, mes joues sont toujours mouillées, je m'installe devant mon ordi, je frotte ma bosse qui n'en finit pas de s'allonger, aïe, et je me remets à mes transparents.
Je repose le couvercle et je me déplie pour me relever, d'un coup sec. Le haut de mon crâne entre en contact violent et brutal avec l'arrête que forme le mur au niveau du vélux. J'ai très mal, ma machoire claque, ma colonne vertébrale encaisse le coup, je dérape en arrière et je m'étale de tout mon long sur le dos. Je n'y vois plus très clair, je commence à pleurer tout doucement, j'ai vraiment trop mal, je passe ma main sur mon crâne, persuadée que je vais y trouver du sang, des bouts d'os et de la matière cérébrale, mais non, mes doigts ne font que palper des cheveux emmélés et devinent déjà la grosse bosse qui se forme.
Je n'arrive pas à me relever, je pleure encore, j'ai mal, je ne veux pas mourir toute seule, je veux un câlin avant, j'appelle, une fois, deux fois, je suis dans la salle de bains, la porte est fermée pour protéger la gerbille des chats, et dans le salon, Syd Matters chante fort, on finit par m'entendre, on me retrouve, on s'inquiète, qu'est ce qui t'es arrivé encore ? Une grande main se pose sur mon front, sur mes joues, un petit bisou, ça va mieux ? Mais qu'est ce que t'es gourde putain, on me relève doucement, je me retiens de shooter dans l'aquarium de la gerbille pour lui apprendre, je sors de la salle de bains en reniflant très fort, je me sens conne d'avoir autant pleuré mais putain, qu'est ce que j'ai eu mal, j'ai vraiment cru que je m'étais fendue la tête en deux, j'ai vaguement la nausée, mais non, je ne veux pas d'aspirine, ça va aller, je renifle encore une ou deux fois, mes joues sont toujours mouillées, je m'installe devant mon ordi, je frotte ma bosse qui n'en finit pas de s'allonger, aïe, et je me remets à mes transparents.