Rien qu'à l'idée de ne pas être autorisée à soutenir la semaine prochaine et d'avoir à retarder tout ce bordel de plusieurs semaines, j'ai été prise de convulsions dignes d'une souris à qui on injecterait une seringue entière de nicotine.
Et il faut croire que les larmes et l'hystérie, ça paye, parce qu'après une demi-douzaine de coups de fils, trois paquets de mouchoirs, deux ulcères et quelques verres cul sec en soutien moral, le rapport tant attendu a été enfin faxé au secrétariat de mon laboratoire.
Prune l'a aussitôt descendu à la scolarité et m'en a ensuite résumé rapidement le contenu au téléphone, histoire de me calmer. J'ai pas tout compris - principalement je pense parce que le rapporteur en question n'a pas lui même tout compris à ma thèse - mais je m'en fous, putain, j'ai mes DEUX rapports, maintenant plus RIEN ne peut m'empêcher de soutenir.
Je veux dire, rien... à part la pourritude de mes transparents, quoi.