J'me suis endormie hier soir avec une petite pointe à 39,4°C et je me suis levée ce matin avec un gentil 38,6°C.
Ce qui est fnu quand t'es shootée par ta fièvre, c'est que les bêtes trucs que tu fais habituellement prennent une nouvelle dimension, un peu comme Alice au pays des drogues douces.
Ce qui est bien moins fnu par contre, en plus des bouffées de chaleur et des sueurs froides, c'est que t'as grave du mal - disons, grave plus de mal que d'habitude - et que tes pensées et tes réflexes sont comme englués dans un putain de ralenti.
J'ai voulu répéter ma soutenance ce matin avant de décoller pour le labo, sauf que le portable-zappette est tombé en rade de batterie, merde, pas grave, je le remets à charger, sauf que c'est le portable de Chéri, j'ai pas l'habitude, j'ai l'impression que le machin rentre pas dans le bidule, et après une douzaine d'essais infructueux, je finis par en conclure qu'il manque un bout et que ledit bout manquant est dans le sac de Chéri qui est avec Chéri à Paris chez un client.
Une demi-heure, trois coups de fil hystériques - dont un à Chéri en pleine réunion, hum - et une recherche sur Google plus tard, je finis par enfoncer rageusement et brutalement  le machin dans le bidule, *clic* et je réalise que ha nan, il manque rien, je suis juste complètement à côté de la plaque.
Du coup, je jette un oeil au gateau au chocolat que j'ai fait ce matin pour le repas de Nouël du labo et j'essaye vraiment de me rappeler quels ingrédients j'ai bien pu utiliser.