mercredi 15 décembre 2004
Je dis nous::12:11
La remarque la plus importante que m'ont fait mes responsables hier, lors de mon ultime der des ders répétition de soutenance au labo - à part bien sûr les évidents et attendus, "putain t'as l'air vraiment malade", "la vache t'es chaud-bouillante", et "mmm, t'es toute blanche, quoi, tu vas vomir ?" - ce qu'il ne fallait pas que je dise "nous" mais que je dise "je".
Car il s'agit de ma thèse.
Et putain, après toutes ces années au labo, à vivre et à vibrer au rythme d'une équipe, à apprendre et à savoir comme une évidence que la recherche, ça se fait pas tout seul dans son coin, mais en s'aidant constamment les uns les autres, dire "je" demain, c'est sans aucun doute le plus gros et le plus difficile mensonge qu'il va falloir que je sorte avec aplomb, sans rougir ou bégayer.
Et sans vomir.
Car il s'agit de ma thèse.
Et putain, après toutes ces années au labo, à vivre et à vibrer au rythme d'une équipe, à apprendre et à savoir comme une évidence que la recherche, ça se fait pas tout seul dans son coin, mais en s'aidant constamment les uns les autres, dire "je" demain, c'est sans aucun doute le plus gros et le plus difficile mensonge qu'il va falloir que je sorte avec aplomb, sans rougir ou bégayer.
Et sans vomir.