Dans quinze jours, je passe sur le billard.
Comme me l'a fait gentiment remarquer ma 'tite maman d'amour alors que je lui téléphonais paniquée par ma consultation pré-opératoire en espérant qu'elle me réconforte - "Oh ça va tu restes que trois jours à l'hôpital, c'est pas grave, hein, tu vas pas mourir" - l'opération qui m'attend est relativement banale et pratiquée avec dextérité et dilligence par mon cher chirurgien plusieurs fois par jour.
Pourtant, en écoutant l'anésthésiste puis le chirurgien m'expliquer les détails de l'intervention - "on ouvre là, on coupe là, on écarte par ici" - me parler de sonde gastrique, respirateur artificiel, déformation et oedème post-op, salle de réveil, régime liquide, morphine et gradation de la douleur, j'avais l'impression d'entendre ces mots pourtant familiers pour la première fois.
Franchement... J'ai la méga méga frousse.
Et une putain d'envie de me dégonfler, là, maintenant.