dimanche 4 mai 2008
My heart skipped a beat for a word in repeat::01:54
Une grosse larme roule sur ma joue et vient s'écraser dans le pot de Häagen Dazs. Vautrée dans mon canapé, mon ordinateur en équilibre sur le ventre, le pot de glace en équilibre instable, je recherche vainement la position qui tire le moins possible, parce que vache que j'ai mal - mais je vais encore me faire déshériter, chut. Je mate un truc débile à la télé, un truc bien sentimental, bien guimauve, bien américain, qui me fait chialer comme un veau qui a perdu sa mère. C'est dans ces moments là que je réalise, à mon grand désarroi, que ma vie n'est pas un film : quand je pleure, c'est pas du photogénique, y a les larmes, la morve et le rimmel qui coagulent. Rien à voir avec mes héroïnes favorites qui restent belles même quand elles couinent. Entre deux reniflements, je m'enfourne une grosse cuillère de glace dans la bouche... Je sais bien que cette foutue émission de télé n'est qu'un prétexte aux grandes eaux et l'orgie de noix de pécan, mais j'ai pas envie de zapper, ni de m'arrêter de chouiner : le calcul est simple, plus j'évacue, plus je me fatigue. Plus je me fatigue, et plus je vais...
Enfin dormir ?
Enfin dormir ?