Tout m'emmerde. Voilà, c'est dit. Je croyais quoi ? Que j'allais avoir 32 ans, et que d'un coup, pouf ma vie allait devenir magiquement glamour, palpitante et passionnante comme dans ces foutus bouquins à la con que j'avale aussi vite que du saucisson ? Bin non. Passée la journée de grâce, le jour J, où volent dans un tourbillon bien agréable les petits mots d'amour, les messages des amis et les attentions de la famille, c'est toujours la même tête de cake dans la glace le matin à qui je tire la langue pour être sûre que c'est bien moi. C'est toujours le même poulpe fatigué qui se traine jusqu'à son scooter aux aurores. C'est toujours le même poulpe désabusé qui se drogue aux difficultés diverses et variées pour se sentir exister. C'est toujours le même stress, le même mal de bide, le même malaise vaguement diffus, qui me tort le cœur de là à là (voir figure a) et les boyaux d'ici à ici (voir figure b, personnes sensibles s'abstenir). C'est toujours le même agacement devant les conséquences de mes actes. Comme la conséquence d'avoir bouffé au dessus de mon ordi devant la télé, la veille... En voulant récupérer une miette de pain sournoisement coincée, j'ai bousillée la lettre entre le g & le j. Et pour crier de désespoir, c'est pas pratique....